Comment laisser les enfants profiter de quatre îles dalmates sans passer chaque matin à refaire les valises ? Nous avons tenté une fois l’expérience de l’hôtel-hopping en Dalmatie, et la question a trouvé sa réponse d’elle-même.
En résumé
- Un catamaran multi-cabines avec skipper règle une bonne fois pour toutes la question des bagages : on défait ses valises une seule fois pour tout le circuit, et on n’y touche plus jusqu’au dernier matin, à l’aéroport.
- C’est fin juin et début septembre que nous réservons. Juillet et août apportent des tarifs au sommet, des mouillages bondés et des soirées bruyantes à Hvar Town, peu compatibles avec un coucher tôt pour les enfants.
- La Croatie utilise l’euro et fait partie de l’espace Schengen depuis le 1er janvier 2023. En venant d’un autre pays Schengen, aucun contrôle aux frontières ; en payant déjà en euros, aucun change à effectuer.
- Notre itinéraire relie Split à Stari Grad/Hvar, puis Vis, Korčula, Mljet et enfin Dubrovnik : 12 nuits de porte à porte, dont 10 en mer ou lors de notre pause à l’hôtel.
- Maslina Resort sur Hvar nous offre trois nuits à terre en milieu de parcours, notre pause reset : une suite trois chambres de 145 m², une adresse Relais & Châteaux et, seulement si nos dates tombent dans la bonne fenêtre, un forfait famille avec ateliers pour enfants et transferts gratuits entre Stari Grad et le port de Hvar Town.
- Nous optons pour la location aller simple, de Split à Dubrovnik, moyennant un supplément : entre 500 et 790€ environ selon l’opérateur, confirmé par écrit à la réservation, jamais présumé la semaine précédente.
- La vieille ville pavée de Dubrovnik n’occupe qu’une demi-journée chez nous, jamais le clou du voyage. La poussette y souffre, et un enfant de moins de cinq ans encore plus, sous la chaleur.
Pourquoi nous avons préféré le catamaran à l’hôtel-hopping
L’erreur qu’on a failli commettre : réserver quatre hôtels différents sur quatre îles. Sur le papier, cela semble varié et souple. Dans les faits, cela veut dire quatre matins passés à chercher une sandale égarée pendant que le taxi patiente dehors. Un catamaran multi-cabines avec skipper a tout simplement éliminé ce problème. Les bagages restaient à bord ; nous avons défait nos valises une fois pour toutes, sans les rouvrir avant le dernier matin à l’aéroport.
Pour nos enfants, la vie à bord d’un catamaran avec équipage n’a ressemblé à aucune autre formule de vacances essayée jusque-là. Les baignades se décidaient au jugé du skipper : une crique bien abritée, moteur coupé, échelle mise à l’eau. Ni réservation, ni vestiaire, ni file d’attente. Le bateau servait de base, les îles n’étaient que des sorties à la journée. En revanche, aucun équipement de sécurité à la taille de nos enfants n’était fourni d’office — nous y reviendrons en détail, car la photo d’une famille souriante sur un pont de catamaran ne dit rien de qui surveille réellement un enfant de quatre ans près de l’eau libre.
Cette formule se situe entre le tout-inclus et l’itinéraire multi-hôtels. Le tout-inclus offre la piscine et le club enfants, mais rien ne bouge. Un circuit terrestre multi-hôtels apporte de la variété, mais aussi une logistique quotidienne et un oreiller différent chaque soir. Le catamaran, lui, nous a donné la mobilité tout en gardant la stabilité d’un foyer fixe.
Une vraie faiblesse mérite d’être signalée avant même de dérouler l’itinéraire : un catamaran n’est pas un hôtel. Dès que les conditions se dégradent, les petits sont les premiers à en pâtir. L’Adriatique est généralement calme en juillet-août, mais un vent d’après-midi peut agiter la traversée vers Vis — nous l’avons vécu une fois. Un bon skipper reste alors au mouillage et ajuste le programme du jour ; c’est la bonne décision, et nous avons construit chaque journée avec cette souplesse plutôt que de la combattre.

La question du skipper : permis, cabines et intimité
Deux questions se sont posées avant la réservation, sans qu’aucune brochure de location n’y réponde.
Faut-il un permis bateau ? Pas avec un skipper à bord. C’est lui le commandant légal du navire ; aucun certificat, aucune heure de mer enregistrée, aucune licence radio ne nous ont été demandés. C’est bien pour cela que cette formule convient à une famille qui n’a jamais navigué.
Prendre la barre soi-même serait une tout autre affaire. La Croatie reconnaît les qualifications étrangères via une liste tenue par le ministère de la Mer, des Transports et des Infrastructures, avec des exigences précises plutôt qu’approximatives. Un certificat international de compétence doit mentionner explicitement sa validité en eaux côtières, pas seulement intérieures. Un certificat d’opérateur radio VHF distinct est requis dès que le bateau embarque une VHF — ce qui est le cas de tous les catamarans de location, donc en pratique toujours. Le SKS et le SBF See allemands, le RYA Day Skipper britannique, les FB2 et FB3 autrichiens figurent tous sur cette liste, chacun avec ses propres limites de longueur et de tonnage. Un point est resté flou : le certificat radio doit-il être détenu par la personne effectivement à la barre, ou suffit-il qu’un membre d’équipage l’ait ? Les opérateurs nous ont dit qu’un équipier suffisait ; le règlement, lui, le rattache à la personne autorisée ; seul le guichet dédié du ministère peut trancher. Pour nos vacances, la question restait théorique, puisque dans les deux cas, la réponse était : le skipper.
Où dort le skipper ? Sur les bateaux qui valent la peine d’être loués pour cet itinéraire, il dispose de sa propre cabine — un point que nous avons tenu à vérifier avant de verser le moindre acompte. Un catamaran de location de 46 pieds compte quatre cabines doubles réparties dans les deux coques, chacune avec sa salle de bains, plus une ou deux cabines simples à l’avant. C’est là que loge le skipper. Les quatre doubles et leurs salles de bains restent pour la famille — l’arrangement qui rend un équipage embarqué supportable sur deux semaines. La grille tarifaire 2026 de Waypoint présente d’ailleurs la cabine du skipper comme une condition de réservation, pas comme une simple courtoisie, et la FAQ de location de Nautika Centar Nava dit exactement la même chose, presque mot pour mot.
C’est sur les catamarans plus petits ou plus anciens que le bât blesse — mieux vaut le savoir avant de verser l’acompte que sur le ponton. Sans cabine avant, le skipper occupe l’une des doubles ou dort sur le canapé du salon ; un opérateur croate l’annonce d’ailleurs sans détour sur son propre site : considérez le salon comme l’espace privé du skipper et prévoyez le temps nécessaire à son sommeil. De quoi priver le bateau, chaque soir, de sa principale pièce de vie intérieure. Nous demandons systématiquement quelle cabine occupera le skipper, exigeons la réponse par écrit, et considérons toute réponse évasive comme une réponse en soi.
Les salles de bains sont le détail que personne ne mentionne spontanément. Un skipper logé à l’avant n’a généralement pas de salle de bains attitrée et utilise des toilettes invités ou la douche du cockpit ; un espace sanitaire réservé à l’équipage relève des yachts entièrement équipés, une catégorie au-dessus. La nourriture du skipper n’était incluse dans aucun des tarifs consultés, chez aucun opérateur ci-dessous.

Quand partir : prix et affluence dictent le mois
Fin juin correspond chez nous à la période du 20 juin au 1er juillet environ. Début septembre couvre les trois premières semaines du mois. Les deux fenêtres nous ont offert une mer à 22-25°C, des mouillages agréables plutôt que saturés, et des tarifs de location inférieurs de 15 à 30 % au pic de juillet-août. Pour une famille avec des enfants scolarisés et une once de flexibilité sur les dates, cette seule décision transforme le voyage plus que le choix de l’île ou du bateau.
Juillet-août ne sont pas impossibles, mais nous les avons trouvés plus difficiles sur trois points précis. Dès la mi-soirée, la marina de Hvar Town se remplit de bateaux-fêtes, peu compatible avec l’envie de coucher un enfant de sept ans. Les mouillages prisés des îles Pakleni exigent d’arriver tôt pour décrocher une place. Et les meilleurs catamarans familiaux partent dès février pour le pic estival — nous réservons donc au minimum six mois à l’avance pour un départ en haute saison ; le même bateau coûte sensiblement plus cher la première semaine d’août que la première de septembre.
Septembre présente un avantage particulier : l’affluence touristique chute nettement passée la première semaine du mois, la mer reste chaude, et les îles retrouvent un caractère proche de leur visage hors saison. Vis, déjà plus calme que Hvar, se vide à une fraction de son pic. Les tables des restaurants de Korčula nous attendent sans réservation. Le parc national de Mljet, qui voit à tout moment de la saison bien moins de monde que Hvar, se révèle alors sous son meilleur jour.

Split : notre point de départ
Split dispose d’un véritable aéroport international relié directement à la majeure partie de l’Europe de l’Ouest, d’un port de ferry efficace et d’une base de location bien organisée — nous y prévoyons donc une journée avant l’embarquement. La vieille ville, bâtie dans l’enceinte du palais de Dioclétien, compte parmi les centres urbains les plus singuliers de Méditerranée : la résidence de retraite d’un empereur romain devenue, en seize siècles, un quartier vivant. La promenade de la Riva se prête bien à la poussette, et les restaurants surplombant le port suffisent à eux seuls à justifier d’arriver un jour avant l’embarquement.
Notre base de location est généralement l’ACI Marina de Split ou la marina de Trogir, à 27 kilomètres au nord-ouest ; nous confirmons le point d’embarquement avec l’opérateur au moment de la réservation. Le briefing du bateau et l’avitaillement prennent deux à trois heures, ce qui nous fait volontairement prévoir une première étape de navigation courte.

Stari Grad, Hvar : notre pause à l’hôtel
C’est Stari Grad, plutôt que Hvar Town, que nous choisissons comme mouillage pour une famille. La baie est protégée, la ville plus paisible, et c’est là que se trouve Maslina Resort un établissement Relais & Châteaux niché dans une oliveraie, à environ deux kilomètres du port. Trois nuits ici, à mi-parcours, offrent exactement la décompression dont le voyage a besoin.
Les suites sont généreuses, et cela compte après plusieurs jours en mer. La suite familiale deux chambres s’étend sur 101 m². La suite trois chambres atteint 145 m², avec trois chambres king séparées et deux salles de bains — de quoi éliminer la file d’attente matinale devant la salle de bains, l’irritant discret de presque tous les voyages en famille. À environ 2 412 $ la nuit en haute saison, trois nuits dans la plus grande suite reviennent à près de 7 235 $ (soit environ 6 700 à 7 100€ selon le taux de change de la semaine). C’est une vraie dépense au sein d’un séjour à la voile. Mais elle se justifie : nos enfants sont occupés par les activités propres au complexe, et nous nous reposons vraiment — chose plus difficile à chiffrer que le prix de la chambre, mais dont l’absence, elle, se ressent immédiatement.
Le Maslina propose un forfait Family Getaway qu’il vaut la peine de demander — à condition que le calendrier corresponde : la page d’offres du complexe indique qu’il court du 1er mai au 15 juin puis du 15 septembre au 15 octobre, soit de part et d’autre de la fenêtre d’épaule que nous recommandons pour la navigation. Réservé dans ces dates, le forfait ajoute des ateliers pour enfants, une session au jardin bio, des activités en salle de jeux et des transferts gratuits entre Stari Grad et le port de Hvar Town. En naviguant fin juin ou dans la première quinzaine de septembre, comme nous, rien de tout cela n’est proposé — seule la suite, au tarif plein indiqué plus haut. Le détail du transfert reste néanmoins important dans tous les cas : les deux ports sont distants de 10 kilomètres et la liaison en ferry est irrégulière, si bien que sans voiture d’hôtel, une excursion à Hvar Town ajoute une logistique de taxi, autre tâche administrative pour la famille.
Stari Grad est habitée sans interruption depuis l’arrivée de colons grecs venus de Paros au IVe siècle av. J.-C., et la plaine de Stari Grad qu’ils ont tracée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, se visite en une après-midi plutôt qu’en une journée entière. Pour nos aînés, elle a offert une meilleure introduction à l’histoire croate que les remparts, plus fréquentés, de Dubrovnik.

Vis : l’île tranquille
Vis se trouve à deux ou trois heures de navigation de Stari Grad selon le vent, et chaque étape se déroule en plein jour : rien sur cet itinéraire n’oblige un enfant à dormir pendant une traversée. L’île est restée zone militaire yougoslave fermée jusqu’en 1989, et en conserve un calme résiduel encore aujourd’hui. Elle compte une ville principale sur la côte nord-est (également appelée Vis) et Komiža, au sud-ouest, plus petite et plus pittoresque. Notre skipper a mouillé au large de Komiža lorsque la baie était calme ; le quai mène à une ville dont le rythme convient parfaitement à une soirée à terre avec des enfants.
La Grotte bleue (Modra špilja), sur l’îlot voisin de Biševo, se rejoint en environ 45 minutes de taxi-bateau depuis Komiža. On y entre en petite embarcation lors d’une fenêtre dépendante de la météo, généralement en fin de matinée ou début d’après-midi, quand la lumière pénètre par une ouverture immergée et teinte l’intérieur de la grotte d’un bleu électrique ; l’effet lui-même ne dure que quelques minutes, et toute la visite est bouclée en un quart d’heure. Un enfant sensible aux grottes et aux jeux de lumière s’en émerveille. Mais cela suppose aussi une file de bateaux à l’extérieur, et un vrai risque d’annulation par mer agitée, sans préavis. Nous en faisons un souhait, pas un rendez-vous fixe : bâtir la journée autour garantit presque la déception.
Vis Town compte plusieurs bonnes tables, loin du tout-touristique, et le vin blanc local, le Vugava, est propre à l’île. Une soirée à terre après une journée de baignade : exactement le rythme pour lequel cette formule est pensée.

Korčula : la cité fortifiée
La ville de Korčula occupe une petite presqu’île reliée à l’île principale par un isthme étroit. Son tracé médiéval, dessiné en arête de poisson pour composer avec le vent adriatique, en fait l’une des cités fortifiées les mieux préservées de la région. Notre catamaran a mouillé au large du vieux port ; la distance jusqu’à la porte de la ville se parcourait rapidement en annexe ou en taxi-bateau.
La ville, plus petite et bien moins encombrée que la vieille ville de Dubrovnik, a beaucoup plu à nos enfants : des remparts à parcourir, une petite cathédrale et la maison natale supposée de Marco Polo (contestée par les historiens, mais la maison est bien là, et les enfants n’ont que faire de la controverse). Le tour des remparts prend vingt minutes. En basse saison, les restaurants intra-muros étaient bons et les tables libres sans réservation.

Mljet : le parc national
Mljet est la dernière île avant Dubrovnik, et celle qui nous a le plus surpris. Le tiers occidental de l’île forme un parc national bâti autour de deux lacs salés reliés par un court chenal, avec un îlot au centre du plus grand lac abritant un monastère bénédictin du XIIe siècle. Le tarif officiel 2026 fixe l’entrée d’été (1er juin au 30 septembre) à 25€ par adulte, gratuit pour les moins de sept ans ; le billet couvre l’aller-retour en bateau solaire vers l’îlot du monastère, l’accès à tous les sites du parc, les sentiers balisés autour des deux lacs, le parking de Vrbovica et le petit train électrique. La location de vélo n’est pas incluse ; nous l’avons payée à part aux stands du lac.
Les lacs eux-mêmes sont calmes, propres et plus chauds que la mer ouverte, la baie fermée chauffant plus vite. Pour un enfant peu à l’aise à l’idée de nager en mer depuis le bateau, ce fut la baignade la plus facile et la plus détendue de tout le voyage. Kayaks et paddles se louent sur place en saison, à des tarifs modestes pour les standards des marinas croates.
Notre mouillage à Polače, sur la côte nord de l’île, juste à l’intérieur du parc, était bien abrité. Le village compte quelques restaurants et une épicerie de base. Mljet reçoit bien moins de visiteurs que Hvar ou Korčula, quelle que soit la période de la saison ; les soirées y sont d’un calme que Hvar Town, même en septembre, n’atteint jamais tout à fait.

Dubrovnik : le point d’arrivée, pas le point fort
Dubrovnik n’est pas, pour nous, le clou du voyage. C’est le terminus, et il mérite une nuit, pas deux. La vieille ville, classée à l’UNESCO, est visuellement saisissante, mais aussi l’un des sites les plus fréquentés d’Europe : les paquebots y déversent plusieurs milliers de passagers d’un coup dans les mêmes rues, et en juillet-août, l’encombrement est bien réel. La promenade des remparts s’étire sur 1,94 km, et la billetterie officielle affiche 40€ par adulte en haute saison (15€ pour un enfant de 7 à 18 ans), incluant le fort Lovrijenac, les avant-remparts ouest et la Collection de monnaies en plus des remparts eux-mêmes. Prévoyez plutôt deux heures pour le tour complet que pour un aller rapide ; le sol est irrégulier par endroits, et ce n’est pas un parcours que nous qualifierions de compatible poussette.
Un avertissement mérite d’être répété à part : les rues pavées et les ruelles en escalier de la vieille ville sont difficiles pour une poussette, et franchement éprouvantes pour un enfant de moins de cinq ans en pleine chaleur. Avec un enfant de cet âge dans le groupe, nous limitons le passage à Dubrovnik et commençons le matin, avant le pic des températures. Les bars Buža, nichés dans la falaise et accessibles par des brèches dans le rempart, valent le détour avec des enfants plus grands.
Une nuit à l’hôtel à Dubrovnik a offert à tout le monde un vrai bain, un repas à une table qui ne bouge pas, et un départ tranquille vers l’aéroport le lendemain matin. Nous réservons bien à l’avance ; les meilleures adresses au-dessus de la presqu’île de Lapad et dans la vieille ville se remplissent tôt pour les dates d’été.

Aller simple ou aller-retour : ce qu’achète le supplément de repositionnement
Les contrats de location classiques partent d’un port d’attache et y reviennent. Un catamaran parti de Split doit donc y revenir, ce qui impose soit de refaire tout le circuit vers le nord depuis Dubrovnik — une longue traversée généralement contre le vent — soit de laisser le bateau et de rentrer en avion en laissant filer un retour inutilisé dans le contrat. Sur ce circuit à sens unique, le contrat aller-retour standard force donc un choix entre cette remontée pénible et des nuits de location perdues, et aucune des deux options ne nous convenait avec des enfants à bord.
La location aller simple a été notre réponse. ABA VELA, basé à Split, propose la traversée Split-Dubrovnik sur demande pour environ 500€, couvrant le temps du skipper et le carburant ; Waypoint, qui possède sa propre base à Dubrovnik en plus de Trogir, facture 790€ plus une journée de mouillage pour un catamaran de cette taille. Plusieurs opérateurs ne publient aucun tarif de ce type, et Waypoint propose également une offre récurrente qui supprime purement et simplement ce frais, sous réserve de disponibilité — nous préférons donc demander plutôt que présumer. Quel que soit le montant applicable, nous le faisons confirmer par écrit dès la réservation, avant tout autre point du contrat ; ce n’est pas un élément du produit hebdomadaire standard, et partout où nous avons vérifié, il reste traité sur demande.
La pertinence de ce supplément dépend de notre propre logistique de voyage. Si le vol retour part de toute façon de Dubrovnik, la réponse est presque toujours oui : l’alternative est une remontée de huit à dix heures vers Split contre le vent d’été dominant, une journée peu confortable avec des enfants à bord. Sans vol fixe au départ de Dubrovnik, un aller-retour autour des îles centrales permet en revanche d’éviter entièrement ce frais.
À quels âges ce voyage convient-il vraiment ?
C’est la question qu’on nous pose le plus souvent, et la réponse honnête varie par tranche d’âge plutôt que selon un seuil unique.
Moins de 3 ans. Nous ne réserverions pas cette formule pour un enfant de cet âge, et le disons sans détour. Un tout-petit qui ne marche pas encore avec assurance a besoin d’une surveillance constante près de garde-corps ouverts ; il n’existe nulle part sur un bateau qui bouge de quoi installer une sieste de façon fiable, et les craquements et le roulis inhabituels de la nuit défont un sommeil qu’une chambre d’hôtel aurait protégé. Un hôtel unique avec excursions en ferry à la journée convient bien mieux à cette configuration familiale, quel que soit notre propre enthousiasme pour la formule voile.
4 à 8 ans. C’est ici que la formule commence à faire ses preuves — et aussi là que la question de l’équipement cesse d’être optionnelle. Nous ne considérons rien de ce qui suit comme acquis d’office : un gilet de sauvetage correctement dimensionné pour le poids réel de chaque enfant, un filet ou un garde-corps autour des ponts ouverts, et une politique claire du skipper pour les baignades (moteur coupé, échelle mise à l’eau, quelqu’un qui surveille l’eau, pas son téléphone). Rien de tout cela n’est gratuit. Le filet de sécurité seul coûte entre 100 et 200€ environ selon l’opérateur et la taille du bateau, en plus du tarif de location, et nous exigeons chaque élément par écrit avant l’acompte, pas sur le ponton. À cet âge, la gestion de la chaleur compte autant que l’équipement de sécurité : de l’ombre dans le cockpit, une plage de sieste fixe et de la crème solaire réappliquée après chaque baignade ont fait plus pour nos après-midi qu’aucune décision d’itinéraire.
9 à 12 ans. L’aisance dans l’eau et l’autonomie progressent toutes deux, et c’est la tranche qui a le plus profité des remparts de Korčula, de la Grotte bleue et du plaisir de remonter seul l’échelle de bain. L’ennui lors d’une longue étape en mer est ici le vrai risque, plus que la sécurité — et une ligne de pêche, un jeu de cartes ou une petite mission (tenir le cap, nouer un pare-battage) ont fait bien plus qu’une tablette.
13 à 17 ans. Un adolescent réclame un peu d’indépendance vis-à-vis du reste de la famille, et un bateau de 46 pieds n’offre guère de marge en ce sens ; un catamaran avec équipage plus grand ou un gulet, tous deux abordés plus bas, permettent de racheter de l’espace privé et de l’intimité qu’un bateau plus petit ne peut offrir. Le mal de mer mérite aussi d’être abordé directement à cet âge : un adolescent sujet aux nausées en voiture souffre souvent davantage sur un catamaran à voile qui gîte sous le vent que sur la navigation plus stable d’un yacht à moteur ou d’un gulet sous moteur.
Quelle que soit la tranche d’âge, une règle est restée constante : nous confirmons par écrit l’équipement de sécurité enfant avant de verser un acompte, et ne présumons jamais qu’une photo de famille souriante sur un pont avant signifie que le bateau réservé dispose d’un filet à la taille d’un enfant de quatre ans.
L’échelon supérieur : un catamaran de 55 pieds avec équipage
Un bateau de 46 pieds avec un seul skipper est pour nous le point d’entrée de cet itinéraire, pas son plafond. La catégorie immédiatement supérieure change deux choses qui comptent plus que la longueur : l’équipage passe à deux, et il cesse de vivre dans notre espace.
Sur un Lagoon 55, l’équation des couchages se résout enfin. Slice of Heaven, un bateau de 2024 basé à l’ACI Marina de Split et loué via sail-croatia.com, accueille huit invités dans quatre cabines doubles, chacune avec sa salle de bains, et loge le skipper et l’hôtesse dans leurs propres cabines à l’avant, avec leurs propres salles de bains également. La question qui domine sur le bateau plus petit — où dort le skipper, et avec qui partage-t-il sa salle de bains — cesse tout simplement de se poser. Climatisation, groupe électrogène et dessalinisateur font partie de la catégorie, ce qui, en pratique, signifie que les douches fonctionnent comme des douches, et non comme une ressource rationnée.
Coût annoncé par l’opérateur lui-même : pour 2027, de 25 859 à 30 269€ la semaine en septembre, et de 26 859 à 30 589€ en juin ; le seul tarif 2026 publié par l’opérateur concerne octobre, à partir de 18 379€ — une saison bien différente, non directement comparable aux chiffres estivaux de 2027. Skipper et hôtesse sont inclus dans chacun de ces montants. En comparant le tarif de septembre 2027 à notre propre location d’un Lagoon 46 (environ 14 400€ en 2026, voir plus bas), le second membre d’équipage, avec ses propres salles de bains, représente un surcoût d’environ dix mille euros par semaine, une fois l’écart d’année pris en compte plutôt que gommé.
Le marché dans son ensemble se situe dans la même fourchette, sur des offres actuelles sans année précisée par les courtiers eux-mêmes : un Lagoon 55 avec équipage de 19 200 à 33 200€ la semaine en Croatie, un Bali 5.4 à six cabines et douze couchages de 18 200 à 28 900€, un Lagoon 620 à partir de 18 320€, un Fountaine Pajot Alegria 67 à partir de 35 000€. La plupart des offres avec équipage sur cette côte sont cotées Split-Dubrovnik en standard, si bien que le problème de l’aller simple, central pour une location sans équipage, disparaît en grande partie à ce niveau. Ce qui le remplace, c’est l’Advance Provisioning Allowance : beaucoup de catamarans avec équipage ajoutent 8 000 à 12 000€ pour le carburant, la nourriture, les boissons et les mouillages — un budget que nous prévoyons séparément plutôt que de le fondre dans le tarif affiché.

Le yacht à moteur : stabilité, espace et un cuisinier
Quiconque arrive sur cet article en imaginant déjà un yacht plutôt qu’un voilier recherche généralement trois choses précises, et le yacht à moteur est la catégorie qui les offre : il ne gîte pas, il embarque un véritable équipage dont un membre dédié à la cuisine, et il dispose d’assez de pont pour séparer un enfant de onze ans et un de quatre ans quand cela devient nécessaire.
Balance, un Azimut 82 Fly de 2026 de 24,8 mètres loué via splendidyachting.com, en est l’exemple publié le plus clair sur cette côte, même si les photos de l’annonce montrent le modèle Azimut 82 Fly en général plutôt que cette coque précise. Huit invités dans quatre cabines, toutes avec salle de bains privative : une cabine maître pleine largeur, deux doubles VIP et une twin — une configuration qui convient réellement à deux adultes et trois enfants. Trois membres d’équipage — skipper, hôtesse et matelot — préparent à bord petit-déjeuner et un repas léger. La liste des jouets nautiques marque la vraie différence avec une location à la voile : une annexe à moteur Williams, un jetski, un Seabob, un jetsurf électrique, une planche de wakeboard, des skis nautiques, une bouée tractée et des paddles.
Les tarifs 2026 publiés vont de 49 950€ en basse saison à 59 850€ pour les semaines de pointe entre fin juin et début septembre, avec 52 450€ et 56 650€ pour les semaines d’épaule de part et d’autre. La TVA croate est déjà comprise dans ces montants. L’Advance Provisioning Allowance, elle, ne l’est pas : prévoir 30 % en plus pour le carburant, la nourriture, les boissons, les taxes portuaires et les mouillages, remboursés au prorata de ce qui n’a pas été dépensé. Une descente aller simple jusqu’à Dubrovnik est ici un produit proposé d’office, et non une faveur — ce qui correspond exactement à cet itinéraire.
Au-dessus se trouve une catégorie dont la plupart des familles n’ont pas besoin, mais qu’il n’est pas inutile de connaître. Nikita, un Riva 100 Corsaro de 29,9 mètres avec cinq cabines et cinq membres d’équipage, dont un chef et une hôtesse, débute à 100 000€ la semaine, tarif 2026.

Le gulet : la réponse pour les grands-parents et les grands groupes
La catégorie qui convient à une famille voyageant avec les grands-parents, ou à deux familles réunies, est celle que la plupart des guides sur la Croatie ignorent complètement. Un gulet est un large voilier-moteur en bois, avec un équipage fixe, un cuisinier, et bien plus de pont ombragé qu’aucun catamaran à budget comparable.
Andi Star, 26 mètres, rénové en 2023 et proposé via goolets.net, montre bien pourquoi cette catégorie convient à ce type de groupe. Dix invités dans cinq cabines avec salle de bains privative, et l’agencement en fait tout l’intérêt : une suite maître de 15 m² et quatre cabines triples, chacune composée d’un lit double et d’un lit simple. Un parent et un enfant partageant une même cabine, sans que personne ne dorme dans un salon ou une couchette avant : une configuration qu’aucun catamaran de 46 pieds n’offre, à quelque prix que ce soit. Quatre membres d’équipage font tourner le bateau, dont un cuisinier qui fait les courses à terre et nourrit dix personnes sans que personne n’ait à trouver un restaurant capable de tous les accueillir.
Les tarifs vont de 20 500 à 24 000€ la semaine sur toute la saison 2027 publiée par l’opérateur (aucun tarif 2026 n’est publié pour ce bateau), et les inclusions sont particulièrement larges : salaires de l’équipage et sa nourriture, carburant pour quatre heures de navigation par jour, climatisation pendant douze heures, tout le linge de lit, de bain et de plage, WiFi et TVA croate. La nourriture, elle, se facture par personne : 610€ chacun par semaine en demi-pension, 50€ de plus chacun pour le supplément dîner, forfaits boissons à partir de 220€, et des taxes portuaires d’environ 1 500 à 2 000€ pour la semaine, en plus. Un gulet comparable de 27 mètres, Morning Star, propose six cabines pour douze invités à 24 000-28 900€ (2026), pension complète à 700€ par personne.
L’argument du mal de mer décide à lui seul certaines de nos réservations familiales. Un gulet croise à environ huit nœuds sous moteur, avec quasiment aucune gîte — une navigation nettement différente d’un catamaran à voile remontant au près — et c’est pour cela que nous orienterions vers cette catégorie une famille dont un enfant a déjà eu le mal de mer, plutôt que de la dissuader purement et simplement de naviguer en Croatie.

Ce que coûtent réellement les quatre catégories
Chaque chiffre ci-dessous est publié par l’opérateur lui-même, et non obtenu sur demande, et correspond à une semaine complète de location, au tarif auquel les bateaux sont réellement vendus. Nous avons précisé l’année chaque fois qu’un opérateur en publie plusieurs, car un Lagoon 46 en 2026 et un gulet en 2027 ne se comparent pas sans le préciser.
- Catamaran de 46 pieds, un skipper (tarifs 2026). De 4 580 à 16 500€ pour le bateau selon la semaine, plus 240€ par jour pour le skipper. Notre propre semaine de début septembre revient à 11 000€, soit environ 14 400€ tout compris avec l’aller simple, le pack sécurité et le filet. Huit couchages, quatre salles de bains, skipper logé à l’avant, toilettes invités partagées.
- Catamaran de 55 à 65 pieds, skipper et hôtesse (tarifs 2027 pour le bateau cité ; marché plus large non daté par les courtiers). De 18 379 à 33 200€, équipage compris, plus une Advance Provisioning Allowance de 8 000 à 12 000€ chez de nombreux opérateurs. Huit à douze couchages, équipage logé dans ses propres cabines avant avec ses propres salles de bains.
- Yacht à moteur avec équipage, 25 à 30 mètres (tarifs 2026). De 49 950 à 59 850€ pour un Azimut 82 Fly, plus 30 % d’Advance Provisioning Allowance ; à partir de 100 000€ pour un Riva de 30 mètres. Huit à dix invités, trois à cinq membres d’équipage, aucune gîte, un inventaire complet de jouets nautiques.
- Gulet, 26 à 32 mètres (tarifs 2026-2027, selon l’opérateur). De 19 500 à 29 000€ TVA, équipage et quatre heures de navigation quotidienne compris, plus 610 à 700€ par personne et par semaine pour la pension, et 1 500 à 2 500€ de taxes portuaires. Dix à quatorze invités, et la seule catégorie proposant des cabines triples.
Cette progression mérite d’être relevée, car elle n’est pas linéaire. Passer d’un skipper seul à un équipage de deux double à peu près la facture hebdomadaire. Passer de la voile au yacht à moteur la double à nouveau. Le gulet, lui, casse la logique : il coûte à peu près autant qu’un catamaran avec équipage tout en logeant et nourrissant davantage de monde — ce qui explique pourquoi il l’emporte pour un groupe de dix, et perd face à une famille de quatre.
Où nous réserverions, et ce que coûtent les différents éléments
Le marché de la location en Croatie est actif, mais les tarifs publics y restent rares. La plupart des opérateurs publient une flotte et un formulaire de contact, puis établissent un devis sur demande, ce qui complique la comparaison. Nous avons vérifié dix opérateurs en septembre 2026 et ne listons que ce que chacun rend réellement public ; là où un opérateur garde un chiffre derrière une demande de devis, nous le précisons plutôt que de deviner.
Waypoint : Trogir, avec sa propre base à Dubrovnik
L’opérateur que nous appellerions en premier pour cet itinéraire, seul ici à publier une grille tarifaire complète pour la saison 2026, bateau par bateau. Deux bases propres transforment l’étape aller simple en simple transfert interne plutôt qu’en faveur. waypoint.hr
- Catamarans : Lagoon 46 Fly, Lagoon 50 Fly, Lagoon 450 Fly, Lagoon 40
- Skipper : 240€ par jour sur le Lagoon 46 et le 450, 250€ sur le Lagoon 50, 220€ en dessous de 45 pieds
- Aller simple vers Dubrovnik : 790€ pour un catamaran de 45 à 49 pieds, plus une journée de mouillage
- Équipement famille : filet de sécurité 200€, paddle 130€ par semaine, kayak 170€, gilets de sauvetage automatiques dans l’équipement standard
- Semaine d’épaule 2026 publiée : Lagoon 46 Fly à 11 000€ du 5 au 19 septembre, 8 000€ à partir du 19 septembre
ABA VELA : Split, et l’aller simple le moins cher publié
Une structure à deux bateaux plutôt qu’une flotte, donc la disponibilité prime sur le choix. Un appel qui vaut le coup rien que pour le frais de repositionnement, le tarif le plus bas que nous ayons trouvé partout. abavela.com
- Catamarans : Lagoon 42 (2019, quatre cabines plus deux), Lagoon 400 (2012, quatre plus deux)
- Skipper : 200€ par jour ou 1 500€ par semaine ; hôtesse 900€ par semaine
- Aller simple Split-Dubrovnik : un forfait fixe de 500€, sur demande, réglé à la réservation
- Équipement famille : filet de sécurité 100€, paddle 100€, gilet de sauvetage automatique 10€, un gilet junior dans l’inventaire
- Tarifs publiés : uniquement selon les dates saisies, fin juin et début septembre ne s’affichent donc pas sans une recherche
Nautika Centar Nava : la flotte la plus large et le meilleur équipement enfant
Un revendeur Lagoon officiel, ce qui se voit dans l’étendue de la gamme : du Lagoon 38 au SIXTY 5. Le seul opérateur ici à facturer son équipement enfant article par article plutôt que de promettre de s’en occuper. navaboats.com
- Catamarans : Lagoon 38, 40, 42, 43, 450 Fly, 46, 51 et 51 Iconic, 55, SIXTY 5
- Bases : Port de Split et Rogoznica, plus ACI Slano près de Dubrovnik
- Skipper : 1 750€ par réservation sur le Lagoon 46, nourriture non comprise
- Équipement famille : filet de sécurité enfant 150€, kit de snorkeling 25€, paddle 150€, kayak 170€, scooter des mers pour enfant 120€ ; taxe de séjour gratuite pour les moins de douze ans
- Semaine publiée (2027) : Lagoon 46 à 11 100€ début septembre, 11 900€ fin juin, 8 200€ à partir de mi-septembre
Ultra Sailing : du Fountaine Pajot plutôt que du Lagoon
L’alternative pour ceux qui préfèrent ne pas partager la même coque que tout le monde au mouillage, avec des bases aux deux extrémités de l’itinéraire. Les gilets enfant sont ajustés selon les tailles et poids communiqués à la réservation, ce qui est la bonne méthode. ultra-sailing.hr
- Catamarans : Fountaine Pajot Isla 40, Lucia 40, FP 44, Elba 45, Saona 47, Saba 50, Aura 51, Alegria 67 ; Lagoon 40
- Bases : ACI Split, Marina Baotić à Trogir, ACI Dubrovnik, Pomer
- Skipper : 230 à 350€ par jour TVA comprise
- Suppléments obligatoires : pack catamaran 495 à 655€, kits de snorkeling inclus
- Aller simple : non publié, bien que la base de Dubrovnik existe ; nous demanderions directement
Croatia Yachting : soixante-quatre Lagoon 46
C’est l’échelle qui fait la différence ici. Si la semaine exacte recherchée n’est disponible nulle part ailleurs, c’est là qu’un Lagoon 46 quatre-plus-deux a le plus de chances d’être encore libre. croatia-yachting-charter.com
- Catamarans : 64 Lagoon 46, chacun avec quatre cabines doubles plus deux simples et quatre salles de bains, plus des Lagoon 38 à 55, Bali, Fountaine Pajot, Nautitech
- Bases : ACI Split, Split Zapadna obala, Kaštela, Trogir, Seget
- Skipper : environ 1 000 à 1 400€ par semaine, nourriture en supplément
- Équipement famille : filet de sécurité et gilets enfant facturables sur demande, tarif non publié
- À noter : les pages des bateaux affichent clairement la règle des permis : certificats de voile et de VHF tous deux exigés pour une location sans skipper
Angelina : une flotte Bali avec tous les suppléments chiffrés
Les coques Bali disposent d’un cockpit avant plein et d’une porte de garage arrière plutôt que d’un trampoline, un point que certaines familles avec de jeunes enfants nous ont dit préférer. Les suppléments sont publiés à l’euro près. angelina.hr
- Catamarans : Bali 4.0 à 5.8 et Catspace, Lagoon 380 S2, 40 et 42, Fountaine Pajot, Catana, Dufour 48 Cat
- Bases : Trogir, Split, Rogoznica, Kremik, et Komolac près de Dubrovnik
- Équipement famille : filet de sécurité 30 à 200€ selon la taille du bateau, gilet de sauvetage automatique 15€ par personne et par semaine, paddle 100€, kayak 150€
- Skipper et aller simple : les deux proposés, aucun tarif publié
Sunsail : l’option internationale
Une marque familière si l’on a déjà loué aux Caraïbes ou en Grèce, avec le même processus de remise standardisé. Le moins transparent des dix sur tout ce dont une famille a spécifiquement besoin. sunsail.com
- Catamarans : Sunsail 424, 454L et 464 à quatre cabines, 465 à cinq
- Bases : Marina Agana près de Trogir, à environ trente minutes de l’aéroport de Split, et Dubrovnik
- Tarifs, skipper, aller simple, équipement famille : rien n’est publié ; tout passe par le moteur de réservation
Sail Croatia : des catamarans avec équipage au départ de l’ACI Split
L’endroit où chercher la catégorie 55 pieds avec skipper et hôtesse inclus plutôt qu’en supplément. Publie des tarifs hebdomadaires par saison pour chaque bateau, ce que presque personne ne fait à ce niveau. sail-croatia.com
- Bateau type : Lagoon 55 Slice of Heaven (2024), huit invités dans quatre cabines avec salle de bains privative, équipage logé à l’avant avec ses propres salles de bains
- Équipage : skipper et hôtesse inclus dans le tarif
- Semaine publiée : 25 859 à 30 269€ en septembre 2027 ; à partir de 18 379€ en octobre 2026, une saison et une année différentes, non comparables
- Aller simple : Split-Dubrovnik est la formule habituelle des itinéraires avec équipage sur cette côte, nous le demandons donc par défaut
Splendid Yachting : yachts à moteur avec équipage, Šibenik et Kaštela
Le segment des yachts à moteur, géré par un opérateur germanophone, avec une liste de flotte qui affiche un tarif de départ hebdomadaire pour chaque coque, sans passer par un formulaire de contact. splendidyachting.com
- Flotte : Galeon 640 Fly à partir de 13 550€, Azimut 68 à 82 Fly de 27 450 à 49 950€, Princess 72 à partir de 29 000€, Cyrus 34M à partir de 67 250€, Riva 100 Corsaro à partir de 100 000€ (tarifs 2026)
- Équipage : trois membres sur un bateau de 25 mètres, cinq et plus au-delà de 30 mètres
- En plus du tarif : Advance Provisioning Allowance de 25 à 35 % ; TVA croate déjà comprise dans les tarifs annoncés
- Aller simple : une descente de sept jours de Šibenik à Dubrovnik est un produit proposé d’office
Goolets : des gulets, et les seules cabines triples de cette liste
Le spécialiste du voilier-moteur en bois, la réponse pour dix à quatorze personnes voyageant ensemble. Les tarifs incluent l’équipage, sa nourriture et le carburant pour une journée normale de navigation. goolets.net
- Flotte croate (tarifs 2027) : Andi Star 26 m à partir de 20 500€, Anđeo 27 m à partir de 21 000€, Eleganza 27 m à partir de 21 500€, Korab 25 m à partir de 18 500€, Alessandro I 40 m à partir de 60 000€
- Équipage : quatre membres sur un gulet de 26 mètres, dont un cuisinier ; cinq à partir de 32 mètres
- Pension : facturée par personne, 610 à 700€ par semaine, plus des forfaits boissons à partir de 220€
- À prévoir également : des taxes portuaires d’environ 1 500 à 2 500€ pour la semaine, non comprises dans le tarif
Deux points méritent d’être connus avant le premier appel. Seuls Waypoint et ABA VELA publient à la fois un tarif skipper et un frais d’aller simple : ce sont donc les deux seuls opérateurs que nous avons pu chiffrer sans attendre un devis. Quant à Dream Yacht Charter, qui ressort dans toutes les recherches sur cet itinéraire, il bloque l’accès automatisé à son propre site ; nous n’avons donc pas pu vérifier sa flotte croate ni ses tarifs, et l’avons écarté plutôt que de reprendre des chiffres que nous n’avions pas vus nous-mêmes.

Ce qui ne fonctionne pas, et qui devrait choisir autrement
Nous ne réserverions pas cette formule pour une famille dont le plus jeune a moins de trois ans, pour les raisons déjà évoquées : surveillance constante près de garde-corps ouverts, aucune routine de sieste fiable sur un bateau qui bouge, et un sommeil perturbé par des bruits inhabituels la nuit. Un hôtel unique avec excursions en ferry à la journée convient bien mieux à cette configuration familiale, quel que soit notre propre enthousiasme pour la formule à la voile.
Nous connaissons des familles qui ont besoin d’un programme quotidien fixe et qui trouvent la souplesse du catamaran plus contraignante que libératrice. Un skipper ajuste la route selon le vent, reste au mouillage quand les conditions sont limites, et change parfois une escale pour une autre. Pour une famille qui a plutôt besoin de structure, un séjour en resort avec un programme enfants fixe répond à ce besoin sans les variables qu’introduit un bateau.
Pour une famille contrainte au pic de l’été sans aucune flexibilité sur les dates, le voyage reste faisable, mais plus difficile sur chacun des points détaillés plus haut. Nous réserverions le catamaran dès février, la suite du Maslina en même temps, et partirions en nous attendant à des mouillages plus fréquentés aux îles Pakleni et sur le front de mer de Hvar Town que ne le laisse penser ce guide. Le rythme central de navigation et de baignade se maintient même en août ; la difficulté se concentre le soir, dans les plus grands ports.
Comment nous avons choisi, et ce que nous réserverions
Trois questions ont tranché pour nous. Le calendrier est-il réalisable en dehors du pic de juillet-août ? Fin juin ou début septembre, confirmé à la réservation, pas simplement espéré plus tard. Nos enfants sont-ils assez grands pour qu’une journée entière de navigation et de baignade, plutôt qu’une traversée de nuit, les laisse encore de bonne humeur le soir ? En général oui à partir de quatre ans environ, sur cet itinéraire, puisqu’aucune étape n’exige de traversée nocturne. Et le budget est-il réaliste pour l’ensemble location, nuits au Maslina et hôtel à Dubrovnik — que nous ne fondons volontairement pas en un seul chiffre global ci-dessous ?
Si les trois réponses sont oui, le circuit Split-Dubrovnik en catamaran avec skipper compte, à nos yeux, parmi les meilleurs itinéraires familiaux qu’offre aujourd’hui la Méditerranée. Chaque étape séduit un âge différent : Stari Grad et Korčula pour les enfants sensibles à l’histoire, Vis et Mljet pour les nageurs, Split et Dubrovnik pour les adultes en quête d’une soirée urbaine.
Notre propre réservation : un séjour de 12 nuits, dont 10 en mer ou au Maslina. Deux nuits à Split avant l’embarquement. Puis une location aller simple de 10 nuits, au départ de la dernière semaine de juin ou des dix premiers jours de septembre : trois nuits au Maslina Resort comme pause à mi-parcours, dans la suite trois chambres pour un groupe de cinq ou six ; deux nuits dans la région de Vis et Komiža ; deux au large de Korčula ; deux à Polače, sur Mljet ; une dernière nuit à Dubrovnik avant l’aéroport.
Le bateau que nous réserverions, et ce qu’il coûte
Destiny Point, un Lagoon 46 Fly de 2024 amarré sur le ponton de Waypoint à l’ACI Marina de Trogir, est le bateau précis autour duquel s’articule cet itinéraire. Quatorze mètres, quatre cabines doubles avec salle de bains chacune, deux cabines simples à l’avant, douze couchages au total, climatisation, groupe électrogène et une annexe de 20 ch pour les baignades et les allers-retours à terre. Le skipper occupe une cabine avant ; le reste revient à la famille.
Chaque chiffre ci-dessous figure directement sur la page du bateau plutôt que sur devis — assez rare sur ce marché pour justifier à lui seul de citer ce bateau et cet opérateur. Tous les tarifs sont ceux de 2026, la seule année publiée à ce jour par Waypoint. Une semaine de location du 5 au 19 septembre coûte 11 000€. Le skipper ajoute 240€ par jour. Terminer la location à Dubrovnik plutôt qu’à Trogir ajoute 790€ plus une journée de mouillage. Le pack sécurité obligatoire pour un catamaran de cette taille coûte 730€, et le filet de sécurité — que nous considérons comme incontournable, et non facultatif, avec un enfant de moins de huit ans à bord — coûte 200€. Une semaine de location avec skipper, aller simple et filet compris revient donc à près de 14 400€, avant mouillages, carburant, nourriture, et les nuits supplémentaires que notre itinéraire réel exige au-delà d’une simple semaine standard.
Notre voyage recommandé s’étend sur 10 nuits en mer et au Maslina, soit plus long que la semaine standard de 7 nuits décrite par ce tarif ; nous demandons donc à l’opérateur un devis sur mesure pour les nuits supplémentaires plutôt que de présumer la gratuité de la différence — le tarif journalier implicite dans le montant hebdomadaire ci-dessus donne un ordre de grandeur, auquel s’ajoutent une seule fois les frais fixes (skipper, aller simple, pack sécurité, filet). En plus du bateau, nous budgétons la suite du Maslina (environ 7 235 $ pour trois nuits, voir plus haut) et des nuits séparées, non chiffrées, dans des hôtels à Split et à Dubrovnik, pour lesquelles aucun opérateur ni hôtel cité dans cet article ne nous a communiqué de tarif. Nous préférons le dire clairement plutôt que de publier une fourchette globale invérifiable dans le détail.
Le même bateau, réservé la dernière semaine de juin, coûte les mêmes 11 000€. La semaine du 27 juin au 18 juillet, elle, coûte 14 000€. Cet écart de 3 000€ entre la fin juin et la mi-juillet, pour un bateau et un skipper identiques, reste l’argument le plus concret de tout cet article en faveur de la saison intermédiaire.



